Carmen

Bizet, fête splendide, en les murs de Séville,
Les clameurs, les drapeaux vermeils, les capes d’or,
La danse de Carmen, son rire fou, son corps,
Au soleil, et son sang sur le sable, qui brille.

 

Sur la place, ils s’étaient rassemblés, au soleil.
Ils regardaient danser la plus belle des femmes
De Séville : c’était Carmen. De vives flammes,
Dans ses yeux noirs, brillaient comme un joyau vermeil.

Les hommes, pour Carmen, n’étaient que des conquêtes
Faciles, et c’était un jeu de les séduire ;
Un regard, un soupir prometteur, un sourire
Suffisaient pour que ces naïfs perdent la tête.

Au soleil, les cheveux libres et voltigeants,
Carmen dansait, dansait… Vieillards et jeunes gens,
Oisifs, maris, bambins, regardaient cette fille,

Émerveillés. Soudain, on entend comme un cri :
Sur le sein de Carmen, une tache grandit,
Telle une fleur splendide et rouge, qui scintille.

1991.

 

Carmen
Carmen, à l’opéra d’Alger (2018)
Carmen 2
Dessins de costumes pour Carmen, A.A. Bakhrushina (1908).

Carmen 3